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Blog 2 Golf

Olympic golf de San Francisco

8 Mai 2016 , Rédigé par Alain Publié dans #Parcours, #Voyages

Le Pacifique

Attention, institution, l’Olympic club de San Francisco est bien plus qu’un simple parcours de golf. Ce club omnisports plus que centenaire, a créé sa section golf en 1924. Le site au sud du Golden Gate comprend 3 parcours dont un compact en bordure d’océan. Le terrain de Lakeside a accueilli l’US Open à 5 reprises (la dernière en 2012 gagné par Webb Simpson). C’est grâce à Lynda, fille de membre et membre elle-même que je vais avoir l’honneur de fouler ses fairways riches d’histoire. La marque de fabrique des lieux sont ces immenses pins qui fournissent à la fois ombre bienvenue et branches piégeuses pour les drives. San Francisco oblige, les fairways sont à l’image des rues de la célèbre ville, pentus, très pentus. Le club house fleuri domine le green du 18 d’une bonne dizaine de mètres. La vue rappelle celle de l’affiche officielle du dernier US Open. A l’intérieur, la même affiche dédicacée par les 150 participants orne les murs du restaurant. Je repère celle de Jordan Spieth en bas à droite. Le practice en herbe est aussi large qu’un par 4, les employés approvisionnent les golfeurs en seaux de balles. Les balles de practice sont des Titeliest logotées aux couleurs du club. Les parcours du lac (celui de l’US Open) et de l’océan étant complet pour cause de compétition, je me rabats sur le compact avec délectation.

la magie de l'US OPEN
la magie de l'US OPEN

la magie de l'US OPEN

Attention un compact aux normes US Open, c'est-à-dire avec de belles distances, un rough assassin et des bunkers profonds comme l’océan Pacifique, d’ailleurs ce dernier est en vue sur une bonne partie du parcours ce qui le rend unique. Le neuf trous est le plus scénique des trois car il est construit sur une falaise en bordure de l’océan Pacifique. La vue est magique et hypnotique, la plage en contrebas semble minuscule et les oiseaux marins volent au dessus du parcours. Le parcours n’est jamais plat, un profane a beaucoup de mal à apprécier les distances. Sur le un, le départ est un peu en contrebas, comme le green. Du coup on aperçoit juste le haut du drapeau et certainement pas les bunkers. Les bunkers, parlons en ou plutôt des « pièges à sable » comme le disent les anglo-saxons. Généralement lorsque l’on trouve des escaliers pour en sortir, ce n’est jamais bon signe. Ce sont de véritables fosses où l’on peut rentrer sans que la tête du joueur en dépasse. Le sable brun à gros grain est un régal, mais les pistes d’atterrissage diablement courtes pour faire arrêter la balle. Le boggey initial ne sera pas forcément une contre performance.

votre serviteur sur le 4
votre serviteur sur le 4
votre serviteur sur le 4

votre serviteur sur le 4

Le trou n°2 laisse l’océan à droite, donc attention au pull, le green est en montée et les petits bosquets sur la gauche terriblement pénalisants. Impossible d’y jouer une balle, et y trouver la sienne relève de l’histoire de l’aiguille et de la botte de foin. D’ailleurs à observer les membres, aucun ne se hasarde à chercher sa balle. En bon français je m’enfonce quand même dans un bosquet pour y trouver 3 balles dont une de Stanford, l’université de Tiger Woods, celle-ci partira dans ma collection privée ! L’autre danger, plus insidieux sont ces plantes grasses  qui entourent les greens. On croit que l’on peut retrouver facilement sa balle, mais ce n’est généralement pas le cas, et si cela se produit, la sortir relève du coup de magie. Le trou n°3 se fait quasiment face à l’océan et le green est entouré de bunkers. Les greens sont bien entendus parfaits et vallonnés comme la ville de San Francisco. Le n° 4 longe aussi l’océan et est exposé au vent qui amène votre balle sur la butte de droite. Le n°5 et 7 sont parallèles et partagent un très grand green en forme de haricot. Le bush de gauche est très inhospitalier. Mon heure de gloire interviendra au n°6 sous la forme d’un birdy donné avec un coup de fer 6 au mât. Le genre de coup à vous faire oublier toutes les mésaventures du reste du parcours. Le départ du n°8 est en surplomb et on a l’impression que les greens rapetissent à mesure que l’on avance sur le parcours. Le neuf est une délivrance mais on a  hâte de vouloir recommencer.

des vues magnifiques
des vues magnifiques
des vues magnifiques

des vues magnifiques

De l’avis de Lynda le compact est le plus joli du complexe Olympic et certainement pas le plus facile. De retour au club house, nous regardons la fin de l’US PGA  à Whistling Straits avec la formidable victoire de Jason Day. Je remercie chaleureusement Lynda de cette magnifique expérience et nous nous donnons rendez-vous pour le lendemain pour le match de base ball des Giants, mais ça c’est une autre histoire.

le parcours de Lakeside hôte de l'US OPEN
le parcours de Lakeside hôte de l'US OPEN
le parcours de Lakeside hôte de l'US OPEN

le parcours de Lakeside hôte de l'US OPEN

un emplacement unique

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Xmtt 09/07/2016 23:05

Magnifique !